Lire un Data Matrix gravé, poinçonné ou marqué au laser directement sur la pièce
Le lecteur DPM, pour Direct Part Marking, lit les codes marqués directement sur la pièce, sans étiquette : gravure laser, micro-percussion, jet d’encre sur métal, marquage sur plastique moulé ou sur circuit imprimé. Ces codes, souvent des Data Matrix, ont peu de contraste et des reliefs qui trompent un lecteur classique.
Les secteurs qui l’utilisent :
Pour compléter :
Caméras de lecture ➤
Autofocus et éclairagesImageurs 2D ➤
Codes imprimésAccessoires lecteurs ➤
Câbles, supports, alimentations
On trouve des versions DPM dans les Datalogic Matrix 200 et Matrix 300, les Zebra FS, avec par exemple les FS70, et les Honeywell Brady HF800 et HF810, conçus pour ce type de lecture.
Pour les cas les plus difficiles, une caméra de lecture avec autofocus et éclairages multiples apporte davantage de réglages.
Pourquoi un lecteur standard échoue-t-il ?
Un code gravé n’a pas de contraste noir sur blanc : il est fait de creux ou de points sur une surface parfoi réfléchissante, courbe ou texturée. Le lecteur doit faire ressortir ces reliefs avec un éclairage rasant, diffus ou de couleur adaptée, et un algorithme de décodage prévu pour ces marquages.
Quel éclairage pour quel marquage ?
Un éclairage diffus convient aux surfaces brillantes ou courbes ; un éclairage rasant fait ressortir les points de micro-percussion. Certains lecteurs combinent plusieur éclairages et testent automatiquement la meilleure combinaison. Les essais sur pièces réelles sont indispensables.
Le lecteur peut-il compenser un mauvais marquage ?
Jusqu’à un certain point seulement. Un marquage trop fin, trop peu profond ou mal contrasté reste difficile à lire. Le réglage de la machine de marquage et le contrôle régulier de la qualité du code font partie du projet de traçabilité.
Comment remonter les données ?
Les lecteurs DPM industriels se raccordent en Ethernet, en PROFINET ou en RS-232 selon le modèle, pour envoyer le numéro de série de la pièce au système de traçabilité ou à l’automate du poste.
Quelles normes de marquage ?
Dans l’automobile, l’aéronautique ou le médical, les codes DPM suivent des règles de format et de qualité définies par les donneurs d’ordre et les normes du secteur. Le lecteur doit être choisi en cohérence avec ces exigences et avec le contrôle qualité des marquages.
Votre lecteur DPM actuel peine sur certaines pièces ?
Changer de matériau, de machine de marquage ou de finition peut suffire à faire baisser le taux de lecture. Un nouveau réglage d’éclairage ou un modèle plus récent règle souvant le problème : faites-nous parvenir quelques pièces difficiles.
Et pour la lecture à la main ?
Pour un opérateur qui lit des pièces au poste, il existe aussi des douchettes DPM. Le lecteur fixe reste préférable quand la pièce arrive toujour au même endroit sur la ligne.
Un conseil : envoyez-nous des pièces marquées représentatives, y compris les moins bonnes. C’est sur celles-là que le choix se joue.
Tout ce qu'il faut savoir sur 2D DPM (marquage direct)